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La Santé ou L’économie ?

Faux Dilleme

Sérieusement, quiconque pose cette question en supposant qu’il faut choisir entre les deux est un imbécile. Il n’y a pas d’économie sans une population en santé de même qu’il y a encore moins de santé avec une économie malade.

L’idée qu’il y aurait d’un côté les grandes âmes bienveillantes qui ne pensent qu’à la santé et de l’autre, les sans-coeurs capitalistes qui ne pensent qu’à l’économie est tout simplement ridicule !

Pas besoin d’avoir un doctorat en épidémiologie pour comprendre que dans une économie qui s’effondre, la santé s’en va chez le bonhomme.

L’exemple de la Russie

En 1991, lorsque le président communiste Gorbatchev (le gars avec la tache dans le front) met la clef dans la porte de l’URSS et met un terme au régime soviétique, une crise économique sans précédent secoue le pays.

C’est un véritable effondrement social et économique qui se produit en Russie, dans un État déjà moribond pour cause de 70 ans de socialisme «scientifique».

En 5 ans, le taux de mortalité infantile grimpe de 56 %. L’espérance de vie des hommes passent de 65 à 57 ans, notemment en raison de l’alcoolisme qui grimpe en flèche.

Le pays voit même réapparaître des maladies qu’on croyait éradiquées dans les pays civilisés : typhus, choléra et fièvre typhoïde touchent des milliers de citoyens.

Sur son blogue, Alexandre Latsa (auteur du livre «Mythes sur la Russie») prétend même que la tuberculose frappa la population jusqu’à la fin des années 1990.

Les ITS sont également en forte hausse, entre autres avec une explosion des cas de syphilis.

Toujours selon Latsa, durant la décennie 1990-2000, la Russie cumule plus de 250.000 suicides, 230.000 décès par empoisonnement (de vodka frelatée), et près de 170.000 meurtres.

Au total, le pays perd entre 6 et 7 millions d’habitants en 20 ans et commence à peine à se remettre de ce désastre.

Soyons intelligents

Évidemment, nous ne sommes pas l’URSS de 1991 et la situation n’est sans doute pas aussi dramatique. Cependant, de sérieuses répercutions économiques sont à prévoir des suites de cette crise sanitaire du Covid-19. En fait, elles sont même certaines et déjà présentes.

C’est pourquoi il importe de ne pas rajouter aux victimes du virus d’avantage de victimes d’une crise économique peut-être sans précédent. Comme le disait un certain politicien il y a quelques jours : «le remède de cheval ne doit pas tuer le cheval.»

Soyons intelligents : protègeons les gens vulnérables sans créer plus de problèmes qu’il y en a déjà.

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