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La fin du modèle québécois?

Rare sont les premiers ministres dans l’histoire récente du Québec à avoir admis un faux pas. C’est pourtant arrivé vendredi alors que, dans son point de presse quotidien concernant la crise du Covid-19, le premier ministre François Legault a utilisé une expression entendu que très rarement chez nos élus: “Si c’était à refaire…“.

Tout en prenant la pleine responsabilité de la défaillance évidente mise au grand jour dans les CHSLD à travers la crise que nous connaissons, le PM a admis que, malgré des augmentations substantielles des budgets dans ces Centres Hospitaliers de Soins Longues Durées dans les dernières années, beaucoup de postes qui ont été affichés dans le passée n’ont pu être comblés. Legault a admis l’incapacité de son gouvernement d’augmenter plus rapidement les salaires des préposés aux bénéficiaires et qu’il aurait du le faire “même sans l’accord des syndicats” dira-t-il, partageant ainsi avec eux la responsabilité de la situation dramatique que ça a généré.

Des effectifs sous-payés pour le travail qu’ils effectuent, un encadrement et un suivit anémique dans un système possiblement trop lourd ont largement contribué à provoquer cette hécatombe de décès quotidiens pour la tranche de population qu’on souhaitait pourtant le plus protégé. Si le niaisage syndical ne sert même pas à offrir des conditions acceptables à des travailleurs de la santé qui s’occupent des plus fragiles d’entre nous, à quoi sert-ils vraiment? Pourquoi le confinement général de la population non à risque tant qu’à ça? Pour qu’on regarde à la télé le Walking Dead Québécois version CSQ? Le remède ne doit pas faire plus de victimes que le virus. C’est pas comme si on ne savait pas ce qui se passait en Europe depuis des semaines.

François Legault, extrait marquant du point de presse du 17 avril 2020

À retenir | 17 avril 2020

COVID-19Voici les éléments importants à retenir aujourd'hui 👇

Posted by François Legault on Friday, 17 April 2020

L’espoir

Beaucoup s’entendent pour dire qu’il y a eu un changement de cap important dans le discours de Legault vendredi dernier. Il pourrait bien se servir de ce que la crise a permis de découvrir sous le couvercle de la marmite pour changer cette troublante réalité qui veut que ceux qui décident au Québec depuis plus de 35 ans ne sont pas au Parlement mais plutôt dans les bureaux des centrales syndicales. “Le gouvernement peut tout faire” ajoutera le premier ministre, se remémorant qu’il est bien celui que le peuple a élu à la tête du Québec. Que c’est lui le boss! Va-t-il avoir le courage de continuer dans le même sens maintenant? Cette situation affreuse permettra-elle de défoncer enfin ce mur qui nous empêche de quitter un passée stagnant qui s’étire un peu trop? Assisterons-nous à la fin du modèle Québecois? Un modèle qui vivote quand tout va bien, imaginez en temps de crise!

Voici ce que Jeff Fillion avait à dire sur ce sujet avec Martin Busuttil au lendemain du point de presse de François Legault à CHOI Radio X.

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