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la grande hypocrisie

Depuis quelques jours, on a l’impression que le Québec vient de découvrir les conditions de vie misérables de leurs personnes âgées. Pourtant, il me semble que ça fait depuis Mathusalem qu’on parle de ce sujet. Parfois à tort, souvent à raison.

Essayons juste de se rafraichir la mémoire.

Une taxe = des bains !

Durant des mois et des mois, les médias ont fait leur pain et leur beurre sur cette histoire des gens dans les CHSLD qui n’étaient lavés qu’une fois par semaine.

Un fabricant de guenilles bien connu est même venu supplier le gouvernement de taxer les géants du web (Netflix et autres GAFA de ce monde) pour que son père puisse prendre un deuxième bain !

Finalement, les taxes sont arrivées (et c’est vous qui les payez pas Netflix), mais le bain lui se fait toujours attendre.

Les patates en poudre

Un autre scandale qui n’en finissait plus. Des résidences pour personnes âgés servaient à leurs aînés des patates en poudre pour accompagner leur repas. Une histoire de main-d’oeuvre et de coût.

Personnellement, je n’ai jamais compris ce qu’il y avait de si horrible à manger ça. J’en mange moi-même à l’occasion (celles du Costco, les meilleures…). Semble-t-il que c’était bien horrible.

Goutez notre blanc-manger

Sans doute un des moments les plus ridicule de notre histoire des dernières années. Quelque part en 2016, on apprend que les repas en CHSLD se font avec un budget de 2$ par assiette.

Dans la même lignée que le délire des patates en poudre, les journalistes ont commencé à parler ad nauseam de ce dossier. Tant et si bien que le bon Dr. Gaétan Barette (alors ministre de la santé) a essayé tant bien que mal de leur fermer la trappe.

C’est ainsi que journalistes et politiciens de l’opposition sont invités à venir déguster du saumon passé dans le blender ainsi qu’un genre de coq au vin, pas de vin.

Une grande réussite.

Un peu de cumin avec ça ?

Le temps passe et la CAQ arrive au pouvoir. Certains médias commencent à ressortir (encore) les histoires de bouffes. On apprend que le ministère implante des nouveaux menus dans les CHSLD où il y aura désormais du couscous, des plats végétariens, du quinoa, bref de la bouffe que les vieux ne mangent pas agrémentée d’épices qu’ils ne connaissent pas !

La ministre Blais est alors obligée de faire marche arrière. S’ensuit un tour des médias pour expliquer que finalement on ne servira pas de falafels à monsieur et madame Tremblay.

Des histoires d’horreurs

En plus de tout ça, en cherchant on trouve des dizaines d’histoires de personnes dormant la couche pleine ou encore marinant dans leur pisse durant des heures.

On a même essayé de passer des morts sur le dos des changements climatiques il y a deux étés. Une série de décès en raison de la chaleur accablante, faute de climatisation dans ces établissements soviétiques.

Et maintenant il y le coronavirus dans les foyers.

C’est un désastre d’une tristesse innommable.

Pourtant, la plupart des gens préfèrent répéter le fameux ça va bien aller et dire qu’aux États-Unis c’est vraiment pire.

Dites ce que vous voulez, mais par pitié arrêtez de faire semblant que vous venez d’apprendre que les personnes âgés sont traitées comme de la merde.

Comments
  • Michel Trépanier

    Très bon texte monsieur le dédomiseur 👌👌

    April 20, 2020
  • pierre chagnon

    Tellemenmt raison un autre bon raisonnement Frank, dans le temps, les familles gardaient leurs vieux a la maison avec le reste de la famille, les hospices de vieux etaient dirige par les soeurs grises ou autres. on a troque cela pour la religion syndicaleuse, demandes donc a un syndique de change des couches a longueur de journee , tu vas avoir un grief.. la societe est malade, et l’humain ne compte plus, la collectrivité , oui. il n’y a pas plus deshumanisant que le collectivisme.

    April 20, 2020
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