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Le cirque brûle

C’est le rêve d’un groupe de forains, la belle histoire du Cirque du Soleil commence dans Charlevoix, au rendez-vous estival, une troupe de théâtre, des échassiers, jongleurs, cracheurs de feu jouent la comédie pour divertir les gens en vacances. Le rêve, c’est de voir le talent créatif québécois aux quatre coins du monde.

Aidés par le soutien financier du gouvernement, les spectacles sont donnés dans plusieurs provinces canadiennes pour ensuite traverser les frontières du sud pour être acclamés à la fin des années 80. Le style coloré, innovateur, presque magique des acrobates font oublier l’absence d’animaux. Le Cirque du Soleil a tout pour plaire.

Le Cirque a cessé de recevoir des subventions gouvernementales en 1992, l’année où il a visité l’Asie et débuté des grandes tournées européennes. Plus tard, c’est le succès à Las Vegas et l’inauguration du siège social à Montréal.

Arrive le 20e anniversaire en 2004, les projets et les associations sont toujours plus grandioses, des idées pour une décennie encore, Kà, Love, Ovo, Elvis et une multitudes d’autres, la machine roule à pleine vapeur. Las Vegas représentait à une certaine époque un peu plus que 35% de ses revenus.

Le géant voulant maintenir sa stratégie d’expansion est passé par l’endettement extrême. En février 2019, l’agence de notation Standard & Poor’s avait précisé que la dette pourrait devenir un problème majeur à la viabilité de l’entreprise. Quelques mois plus tôt, Moody’s avait abaissé la cote de crédit. Le cirque était en mode party, une dépense de 120 millions de dollars financée par le fonds de solidarité de la FTQ et la Caisse de dépôt a fait tourner les têtes. L’acquisition de The Works, une firme de production théâtrale et de spectacle de magie, semblait être une priorité, combinée à quelques déceptions au guichet, la machine “Soleil” brûle.

L’entreprise a traversé plusieurs crises depuis sa fondation mais jamais elle n’a été aussi fragile. La crise du covid-19 laisse le cirque sans revenu, sans profit pour plusieurs mois voire des années et l’espoir de revoir les artistes est presque nul, surtout que ce genre de spectacle peut se démoder ou tomber dans l’oubli. Maintenant, seul les cracheurs de feux gouvernementaux y croient et vont brûler notre argent. Nous avons tous besoin d’un miracle, d’un peu de magie.

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Comments
  • denis poitras

    L’indécence comptable de nos gouverne et ment et institutions n’a aucune frontière…con comme des balais! À la porte pour incompétence.! Ben non! À la place, ils se votent des primes d’incompétence. Ce serais un fleuron?!?.. C’est honteux l’argent investi, détourner et perdus dans des poches sans fond…des projets ou les responsables se sauvent avec le cash comme des malpropres sans payer leur dû, et ils sont légion au Québekistan, le fait de perdre autant de fond publique dans cette farce…ça c’est un vrai cirque ou il n’y a que des clowns!

    May 26, 2020
  • pierre chagnon

    Lalibert♥ est sorti a temps,.. mais encore un B.S. corporatif, maintenu avec l’argent des autres. pathetique.

    June 17, 2020
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